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Actualité du marché de l'énergie

La salle de presse, en une page.

Un seul format d'article : le fait tel qu'il est publié, ce qu'il change pour un contrat professionnel, et les mots pour comprendre — définis sous chaque article, plus au long sur la page du glossaire. Chaque fait renvoie à sa source primaire.

19 articles, du plus récent au plus ancien

Un poste électrique très haute tension en silhouette au coucher du soleil, les lumières d'une ville qui s'allument au loin.
La consommation électrique française, relevée par RTE : l'appel de puissance du pays, que le réseau doit servir à chaque instant.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité16 octobre 2026 · ODRÉ (RTE)

Consommation électrique française : 44,5 GW au dernier relevé

Le 16 octobre 2026, la consommation nationale relevée par le gestionnaire du réseau atteignait 44,5 GW, donnée du portail public ODRÉ.

D'après ODRÉ (RTE)

Note AdviceNeutre

44,5 GW est un niveau ordinaire pour un mois d'octobre (la bande habituelle va de 40 à 65 GW) : pas de tension qui pousserait les prix.

Les mots de cet article

GW — 1 GW (gigawatt) ≈ la puissance d'un réacteur nucléaire. La France appelle entre ~32 GW (nuit d'été) et ~90 GW et plus (pointe des grands froids).

Les installations de surface d'un stockage souterrain de gaz en France, collines et village au loin, sous un ciel orange de fin de journée.
Les stockages souterrains français : leur niveau de remplissage, relevé chaque jour par Gas Infrastructure Europe, mesure la marge de sécurité avant l'hiver.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz14 octobre 2026 · AGSI+ (GIE)

Stockages de gaz France : 87,4 % de remplissage au 14 octobre 2026

Au 14 octobre 2026, les stockages français étaient remplis à 87,4 %, donnée publiée par le gestionnaire d'infrastructures gazières (AGSI+).

D'après AGSI+ (GIE)

Note AdviceDéfavorable

Les stockages français sont nettement sous leur niveau habituel d'un mois d'octobre (autour de 93 % en moyenne à cette période). Des réserves basses avant l'hiver tendent à renchérir le gaz : risque de hausse sur les offres — un contrat à échéance proche se prépare en le sachant.

Un grand site de stockage de gaz au milieu de prairies plates d'Europe du Nord, sous un ciel orange et mauve.
Les stockages européens, agrégés par Gas Infrastructure Europe : un remplissage sous la moyenne tend le marché de tout le continent, France comprise.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz28 septembre 2026 · AGSI+ (GIE)

Stockages de gaz Europe : 71,3 % de remplissage au 28 septembre 2026

Au 28 septembre 2026, les stockages européens étaient remplis à 71,3 %, donnée publiée par le gestionnaire d'infrastructures gazières (AGSI+).

D'après AGSI+ (GIE)

Note AdviceDéfavorable

Les stockages européens sont nettement sous leur niveau habituel d'un mois d'septembre (autour de 83 % en moyenne à cette période). Des réserves basses avant l'hiver tendent à renchérir le gaz : risque de hausse sur les offres — un contrat à échéance proche se prépare en le sachant.

Un méthanier aux cuves sphériques s'approche d'un terminal gazier au coucher du soleil, mer calme et collines au second plan.
Le gaz liquéfié débarqué dans les terminaux européens alimente le marché de gros dont la CRE tire son prix repère.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz10 septembre 2026 · CRE

Prix repère du gaz : + 6,3 % au 1er octobre, et une année 2026 plus chère d'environ 10 %

Le repère mensuel de la CRE passe à 182,88 €/MWh TTC, et le régulateur chiffre pour la première fois l'année entière.

La Commission de régulation de l'énergie a publié le 10 septembre son prix repère de vente de gaz pour le mois d'octobre : 182,88 €/MWh TTC, contre 172,05 €/MWh TTC au 1er septembre, soit + 6,3 %. Seule la part approvisionnement bouge ce mois-ci ; la hausse vient des cotations constatées sur les marchés de gros au mois d'août, comparées à celles de juillet.

La CRE ajoute une projection, et c'est ce qui distingue cette publication des précédentes : sous réserve que la situation reste à peu près stable d'ici la fin de l'année, la facture annuelle 2026 serait en moyenne 10 % plus élevée que celle de 2025, soit environ 120 € TTC de plus, les prix de début d'année ayant été relativement bas. Le régulateur présente ce chiffre comme une estimation, pas comme un constat : nous le reprenons tel quel.

Une précision qui compte pour une entreprise : le prix repère est construit pour les clients résidentiels et ne s'applique à aucun contrat professionnel. Ce qu'il dit vaut pourtant pour tout le monde, parce qu'il est bâti à 80 % sur l'indice MA2 et à 20 % sur l'indice QA, les mêmes cotations européennes que celles sur lesquelles se construisent les offres pro.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

Ne comparez jamais une offre professionnelle à ces 182,88 € : ce n'est pas un tarif, c'est une boussole. Ce qu'il faut en retenir tient dans une mécanique : le prix d'octobre s'est joué sur les cotations d'août. Pour un contrat gaz dont l'échéance tombe cet hiver, la question utile n'est donc pas le niveau du jour, c'est la date à laquelle votre prix sera figé.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Deux tours de refroidissement et leur panache de vapeur dorés par le soleil couchant, au-dessus de vignes et de vergers.
Le parc nucléaire de la vallée du Rhône fournit une part des 90 GW disponibles à la pointe dont parle le rapport de la CRE.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité9 septembre 2026 · CRE

Prix négatifs et heures de pointe : la CRE chiffre les deux extrêmes du système électrique

Le régulateur chiffre les deux extrêmes du système électrique français : 513 heures à prix négatif en 2025, et 1 807 heures au-dessus de 100 €/MWh.

La CRE a présenté le 9 septembre son rapport sur l'économie du système électrique français hexagonal. Premier enseignement : sur une année, la capacité de production potentielle dépasse 160 GW pour un besoin inférieur, et la capacité disponible à la pointe, environ 90 GW, reste assez proche du besoin dans les périodes de tension. Le parc paraît donc correctement dimensionné.

Ce sont les chiffres suivants qui intéressent une entreprise. Ces équilibres annuels masquent des situations de plus en plus fréquentes de prix extrêmes, aux deux bouts. En 2025, le système a compté 513 heures de prix négatifs, production surabondante, contre 179 heures en moyenne entre 2010 et 2020. Et 1 807 heures de prix spot supérieurs à 100 €/MWh, contre 606 heures en moyenne sur la même période de référence.

Autrement dit, le prix moyen raconte de moins en moins ce que vit réellement un site. L'écart se creuse entre les heures où l'électricité ne vaut rien et celles où elle coûte cher, et cet écart est désormais structurel, pas accidentel.

D'après CRE

Note AdviceNeutre

C'est l'argument le plus solide en faveur d'un regard sur votre profil horaire, et pas seulement sur votre consommation annuelle. Deux entreprises qui consomment le même nombre de kWh, l'une en journée continue, l'autre en pointe du soir, n'achètent pas la même électricité. Une offre indexée capte ces 513 heures à prix négatif, et les 1 807 autres aussi. C'est exactement l'arbitrage que nous posons au moment de comparer.

Les mots de cet article

GW — 1 GW (gigawatt) ≈ la puissance d'un réacteur nucléaire. La France appelle entre ~32 GW (nuit d'été) et ~90 GW et plus (pointe des grands froids).

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Les installations de surface d'un stockage souterrain de gaz au milieu de prairies plates, sous un ciel orange de fin de journée.
Un stockage souterrain, vu de la surface : c'est le niveau de remplissage de ces sites que relève Gas Infrastructure Europe chaque jour.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz14 août 2026 · AGSI+ (Gas Infrastructure Europe)

Stocks de gaz UE : 57 % au 1er août, contre 74 % de moyenne sur cinq ans

Au 1er août, les stockages européens étaient remplis à 57 %, contre 74 % de moyenne sur les cinq dernières années à la même date.

Au 1er août, les stockages de gaz européens étaient remplis à 57 %, contre 74 % en moyenne à la même date au cours des cinq dernières années, données Gas Infrastructure Europe. La France, mieux dotée en capacités et en terminaux méthaniers, fait exception : c'est l'objet de la note du 10 août.

Trois causes se cumulent. Le gaz liquéfié est rare et cher : le détroit d'Ormuz, par où transite 20 % du GNL mondial, principalement qatari, est fermé depuis la guerre au Moyen-Orient. S'y ajoutent la sortie progressive du gaz russe engagée par l'Union européenne, et une demande asiatique qui achète les mêmes cargaisons que nous. Le TTF, indice de référence européen, atteint 60 €/MWh à la mi-août, contre environ 30 € en janvier.

Un stock bas à l'entrée de l'hiver ne dit pas que le gaz manquera. Il dit que le marché réagira fort au moindre coup de froid, parce qu'il aura moins de matelas pour absorber le choc.

D'après AGSI+ (Gas Infrastructure Europe)

Note Advice

Nous ne prédisons pas le prix de janvier : personne ne le peut, et un courtier qui vous l'annonce vend autre chose qu'un conseil. Ce que ce fait change, c'est le calendrier. Un contrat gaz dont l'échéance tombe pendant l'hiver se prépare pendant qu'on peut encore comparer, pas la semaine où il faut signer.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

TTF — Title Transfer Facility : le point d'échange de gaz des Pays-Bas, dont le prix sert de référence au marché de gros du gaz en Europe. Le prix français, celui du PEG, en reste en général très proche. Une offre de gaz indexée sur le prix de gros suit l'un ou l'autre : c'est alors la ligne de fourniture de la facture, par exemple « Prix de la molécule », qui varie.

Une centrale nucléaire au bord d'un fleuve à l'étiage, sous un ciel orange de canicule.
En canicule, la température et le débit du fleuve bornent la puissance des centrales du Rhône : le prix de gros s'en ressent le jour même.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité11 août 2026 · ENTSO-E Transparency Platform

Canicule : le prix de gros de l'électricité bondit de 34 % en une journée

Le 10 août, le prix spot français a gagné 34,3 % en une seule journée, à 125,99 €/MWh.

Le 10 août, le prix spot français de l'électricité a atteint 125,99 €/MWh, en hausse de 34,3 % sur une seule journée. La climatisation a poussé la demande au moment même où plusieurs réacteurs nucléaires étaient bridés par la température et le débit des cours d'eau servant à leur refroidissement.

Le mouvement s'est en partie inversé dès le lendemain, à 115,13 €/MWh, qui reste au-dessus de la moyenne des trente jours précédents, 105,64 €/MWh. Une journée spectaculaire dans un mois déjà tendu : c'est la définition même de la volatilité.

Ce type d'épisode n'est plus une exception statistique. Le rapport publié par la CRE un mois plus tard compte 1 807 heures au-dessus de 100 €/MWh sur la seule année 2025, contre 606 en moyenne entre 2010 et 2020.

D'après ENTSO-E Transparency Platform

Note Advice

Rien tant que le contrat court, si le prix est fixe : c'est précisément ce qu'achète un prix fixe, la tranquillité sur ces journées-là. Beaucoup, en revanche, pour un contrat indexé sur le marché, où ces pointes se retrouvent sur la facture. Et beaucoup aussi le jour du renouvellement, prix fixe ou non : c'est le marché de ce jour-là qui fixe le prix suivant. Savoir dans quel cas on est, et à quelle date on y retourne, fait partie de ce que nous regardons dans une étude.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Prix fixe — Prix du kWh bloqué pour toute la durée du contrat : le budget devient prévisible, mais on ne profite pas des baisses de marché. Le blocage porte en général sur ce seul prix : l'abonnement, l'acheminement, les taxes et contributions peuvent évoluer, tout comme les coûts CEE, capacité ou CPB que le contrat laisse hors du prix bloqué. Une sortie avant le terme peut coûter une indemnité. Voir le guide « Prix fixe ou prix indexé ».

Vue aérienne d'un terminal méthanier au coucher du soleil, réservoirs cylindriques alignés et méthanier à quai.
Terminaux méthaniers, gazoducs, stockages : plusieurs routes d'approvisionnement, et des stockages français mieux remplis que la moyenne européenne.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz10 août 2026 · AGSI+ (Gas Infrastructure Europe)

Stockages français à plus de 83 % : une sécurité d'approvisionnement, pas une assurance sur le prix

Les stockages français dépassent 83 % de remplissage, très au-dessus de la moyenne européenne. C'est une sécurité, pas une assurance sur le prix.

Les stockages français dépassent 83 % de remplissage, très au-dessus de la moyenne européenne relevée à la même période. La France bénéficie d'infrastructures de stockage importantes et de terminaux méthaniers diversifiés, qui lui permettent de s'approvisionner par plusieurs routes.

C'est une bonne nouvelle, et il faut la lire pour ce qu'elle est : elle réduit le risque de manquer de gaz, pas celui de le payer cher. Le prix se forme sur un marché européen où la France achète aux mêmes conditions que ses voisins, en concurrence avec les acheteurs asiatiques.

La distinction n'est pas un détail de vocabulaire. Sécurité d'approvisionnement et niveau de prix sont deux sujets différents, et un stock plein ne protège que du premier.

D'après AGSI+ (Gas Infrastructure Europe)

Note Advice

Rien sur le prix. La question qui décide de votre budget est ailleurs, et elle tient en deux lignes : sur quel indice votre prix gaz est-il construit, et à quelle date sera-t-il fixé au renouvellement ?

Un poste de transformation et une ligne moyenne tension le long d'une route de campagne au coucher du soleil, un camion-nacelle stationné.
Raccorder un bâtiment professionnel au réseau de distribution se facture selon un barème approuvé par la CRE, le même partout en France.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité3 août 2026 · CRE

Raccordement au réseau : nouveau barème Enedis au 28 octobre

La CRE a approuvé le nouveau barème de raccordement d'Enedis. Il entre en vigueur le 28 octobre 2026.

Enedis a soumis à la CRE, par courrier du 3 juillet puis saisine rectificative du 16 juillet 2026, un nouveau barème de facturation des opérations de raccordement aux réseaux publics de distribution d'électricité. Le régulateur l'a approuvé le 3 août ; il entre en vigueur trois mois après, soit le 28 octobre 2026.

Le barème actualise les niveaux de prix sur une analyse des coûts constatés par Enedis en 2023-2024. Il introduit aussi des évolutions de périmètre et de nouvelles formules de coûts simplifiées, qui réduisent le nombre de cas facturés au cas par cas sur devis. La CRE considère qu'il reflète correctement les coûts supportés par le gestionnaire de réseau et améliore la transparence des prix pour les utilisateurs.

Ce poste passe souvent inaperçu parce qu'il n'apparaît pas sur la facture mensuelle : c'est un coût d'entrée, payé une fois, quand on ouvre un site, qu'on étend un bâtiment ou qu'on augmente la puissance souscrite. Il est réglementé et ne se négocie chez aucun fournisseur.

D'après CRE

Note AdviceNeutre

Tout projet de nouveau local, d'extension, d'atelier supplémentaire ou d'électrification d'un procédé a intérêt à être chiffré en connaissant la date du 28 octobre 2026. Le barème étant actualisé, un chiffrage établi sous la version en vigueur aujourd'hui ne vaudra pas pour une demande déposée après cette date. Si un devis de raccordement dort dans un dossier depuis le printemps, c'est le moment de regarder sa date de validité.

Les mots de cet article

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Enedis — Le principal gestionnaire du réseau public de distribution d'électricité (environ 95 % du réseau en métropole continentale). Il raccorde les sites, relève les compteurs et dépanne, quel que soit votre fournisseur. Son tarif, le TURPE, vous est facturé par votre fournisseur dans la part acheminement ; en cas de panne, il répond au 09 726 750 suivi des deux chiffres de votre département.

Puissance souscrite / puissance atteinte — La puissance souscrite est le maximum, en kVA, que votre contrat vous autorise à appeler. La puissance atteinte est le maximum réellement appelé : au-delà de 36 kVA, la facture les indique en général côte à côte, plage par plage. Trop haute, la puissance souscrite alourdit chaque mois la part fixe de la facture ; trop basse, elle fait disjoncter le compteur jusqu'à 36 kVA et entraîne des dépassements facturés au-delà.

Une station de compression du réseau de transport de gaz, conduites argentées et bâtiments techniques, sous une lumière rasante de fin de journée.
Une station de compression : le type d'ouvrage que financent les programmes d'investissement validés chaque année par la CRE.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz30 juillet 2026 · CRE

La CRE fixe les programmes d'investissement 2026 des réseaux et stockages

La CRE arrête les programmes d'investissement 2026 des réseaux de transport et des stockages de gaz. NaTran passe de 613,6 à 528,1 M€.

Le 30 juillet, la CRE a fait le bilan des dépenses 2025 des gestionnaires de réseaux de transport et de stockage de gaz, et approuvé leurs programmes d'investissement 2026 révisés à mi-année. Les montants retenus : 528,1 M€ pour NaTran, contre 613,6 M€ initialement prévus en mars ; 120,8 M€ pour Teréga au titre du transport ; 195,1 M€ pour Storengy ; 42,1 M€ pour Teréga au titre du stockage ; 40,6 M€ pour Géométhane.

En 2025, les dépenses réellement engagées avaient été de 410,0 M€ pour NaTran, 126,9 M€ pour Teréga en transport, 223,3 M€ pour Storengy, 39,2 M€ pour Teréga en stockage et 26,8 M€ pour Géométhane.

Ce sont des chiffres d'infrastructure, pas de marché. Ils ne disent rien du prix de la molécule. Ce qu'ils annoncent, c'est le coût futur des réseaux : les investissements validés aujourd'hui sur le transport et le stockage se retrouvent dans le tarif d'acheminement des années suivantes.

D'après CRE

Note AdviceNeutre

L'acheminement est la part de votre facture de gaz que personne ne négocie, ni nous, ni un fournisseur. La lire, c'est comprendre pourquoi une offre ne peut pas tout faire baisser, et sur quelle part se joue réellement une mise en concurrence. Nous séparons toujours les deux dans une étude, précisément pour que la comparaison porte sur ce qui est comparable.

Les mots de cet article

Acheminement — Le transport et la distribution de l'énergie jusqu'à votre site par les réseaux publics, à des tarifs fixés par la CRE et identiques chez tous les fournisseurs : le TURPE pour l'électricité, l'ATRD et l'ATRT pour le gaz. La part acheminement forme souvent un bloc distinct sur la facture ; en gaz, elle peut aussi figurer sous « Fourniture », dans des lignes comme « Acheminement et stockage ».

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Prix de la molécule — Le prix du gaz lui-même, en euros par MWh, hors acheminement, taxes et contributions. C'est la part fixée par votre contrat et mise en concurrence entre fournisseurs. Pour comparer deux offres, vérifiez qu'elles rangent les mêmes éléments (CEE, CPB, stockage) dans ce prix ou à côté.

Une centrale nucléaire en bord de mer, vue depuis la plage à marée basse, sous un ciel orange et rose.
Le parc nucléaire historique, dont l'accès régulé (ARENH) a pris fin le 1er janvier 2026 : le marché de gros en porte désormais tout le prix.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité15 juillet 2026 · CRE

Marchés de gros : 476 TWh échangés au 2e trimestre, premier bilan après l'ARENH

Premier bilan trimestriel depuis la fin de l'ARENH : 476 TWh échangés au deuxième trimestre, et un marché long terme encore étroit.

Le dispositif d'accès régulé à l'électricité nucléaire historique, l'ARENH, a pris fin le 1er janvier 2026. La CRE publie depuis des indicateurs trimestriels sur l'activité des marchés de gros, pour accompagner cette bascule et en renforcer la transparence. Le bulletin du deuxième trimestre 2026 est paru le 15 juillet.

Après un début d'année particulièrement actif, le deuxième trimestre marque un léger repli : 476 TWh échangés, soit − 21 % par rapport au premier trimestre. Les volumes continuent toutefois de croître d'une année sur l'autre, + 4 % par rapport au deuxième trimestre 2025, et le mois de juin a été particulièrement soutenu.

Le point le plus parlant concerne les échéances lointaines. Les volumes échangés sur les maturités de long terme ont fortement augmenté en juin, rattrapant la faible activité du début d'année, mais ils restent très limités : les échanges pour l'échéance Y+4 sont passés de 1,1 TWh au premier trimestre à 1,8 TWh au deuxième, soit + 63,6 %, sur une base très basse.

D'après CRE

Note Advice

La fin de l'ARENH change le décor pour toute entreprise dont l'offre en dépendait : le volet régulé a disparu, et le prix se forme désormais entièrement sur le marché. La CRE le dit sans détour, le long terme reste étroit, c'est ce qui rend la date de fixation d'un prix plus déterminante qu'avant, et c'est la première chose que nous regardons sur un contrat qui arrive à échéance.

Les mots de cet article

TWh — 1 TWh (térawattheure) = 1 milliard de kWh. La France consomme de l'ordre de 450 TWh d'électricité par an.

ARENH — Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique : dispositif qui permettait aux fournisseurs d'acheter une partie de la production nucléaire historique au prix fixe de 42 €/MWh, pour un volume limité. Il a pris fin le 31 décembre 2025 ; depuis, les fournisseurs s'approvisionnent sur les marchés ou avec leurs propres moyens de production. Le VNU lui succède sous une autre forme.

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Une chaufferie collective au gaz et sa haute cheminée métallique, en périphérie urbaine, sous un ciel pêche de fin de journée.
Sur la facture d'une chaufferie collective, fourniture, acheminement et taxes se cumulent : en juillet, la part acheminement a bougé aussi.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz10 juin 2026 · CRE

Prix repère du gaz : + 7,4 % au 1er juillet

+ 7,4 % au 1er juillet, à 164,21 €/MWh TTC. Cette fois, la part acheminement bouge aussi, et elle concerne tout le monde.

Le prix repère de vente de gaz publié par la CRE augmente de 7,4 % TTC au 1er juillet, à 164,21 €/MWh TTC contre 152,86 €/MWh TTC au 1er juin. Le régulateur évalue l'impact à + 2,7 € TTC en moyenne sur la facture de juillet pour les consommateurs dont l'offre est indexée sur ce repère.

Deux parts évoluent ce mois-ci, et non une seule comme d'habitude. La part fourniture, d'abord, avec une hausse des coûts d'approvisionnement sur les marchés et des coûts commerciaux, dont les certificats d'économie d'énergie. La part acheminement ensuite, conformément à la délibération du 7 mai sur le tarif de distribution, conjuguée à l'entrée en vigueur de la péréquation gazière. Cette hausse des tarifs de réseaux entraîne mécaniquement une hausse de la CTA.

La CRE souligne un point qu'on oublie souvent : les clients ayant souscrit un prix fixe se voient appliquer, eux aussi, l'évolution de la part acheminement. Un prix fixe ne fige que la fourniture.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

C'est la meilleure illustration d'un malentendu fréquent : « j'ai un prix fixe, je ne crains rien ». Un prix fixe protège la part fourniture, pas l'acheminement ni les taxes. Lire une facture poste par poste, c'est savoir laquelle de ces trois parts a bougé, et donc si la hausse que vous constatez était négociable ou non. C'est exactement le travail d'un contrôle de facture.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

Acheminement — Le transport et la distribution de l'énergie jusqu'à votre site par les réseaux publics, à des tarifs fixés par la CRE et identiques chez tous les fournisseurs : le TURPE pour l'électricité, l'ATRD et l'ATRT pour le gaz. La part acheminement forme souvent un bloc distinct sur la facture ; en gaz, elle peut aussi figurer sous « Fourniture », dans des lignes comme « Acheminement et stockage ».

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

CTA — Contribution Tarifaire d'Acheminement : prélèvement qui finance une partie des retraites des agents des réseaux d'électricité et de gaz. Elle se calcule sur la seule part fixe de l'acheminement, jamais sur vos kWh : en électricité, 15 % depuis le 1er février 2026 (21,93 % avant) ; en gaz, elle apparaît souvent sur deux lignes, distribution et transport. Identique chez tous les fournisseurs, elle figure dans « Taxes et contributions ».

Des pylônes à très haute tension en enfilade au-dessus de champs, sous un ciel orange et mauve de fin de journée.
Les lignes de transport de RTE et les réseaux d'Enedis : la part acheminement de la facture d'électricité finance ces ouvrages.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité8 juin 2026 · CRE

Acheminement de l'électricité : + 3,04 % au 1er août

Les tarifs d'acheminement de l'électricité montent de 3,04 % en distribution et 3,34 % en transport au 1er août.

Au 1er août 2026, les tarifs d'utilisation des réseaux publics d'électricité évoluent de + 3,04 % en moyenne pour le TURPE 7 HTA-BT, le réseau de distribution exploité notamment par Enedis, et de + 3,34 % pour le TURPE 7 HTB, le réseau de transport de RTE.

La CRE détaille le calcul : inflation hors tabac prévue pour 2026 (+ 1,30 %), écart entre l'inflation réalisée en 2025 et sa prévision (− 0,91 %), coefficient d'évolution annuelle (+ 0,35 % en distribution, + 0,05 % en transport), et surtout le coefficient d'apurement du compte de régularisation des charges et des produits, qui atteint son plafond de + 3,0 % pour les deux opérateurs. Ce plafonnement s'explique principalement par des recettes tarifaires inférieures à la trajectoire prévue.

Un point technique qui évite une erreur de lecture courante : pour un site raccordé au réseau de distribution, l'évolution du tarif de distribution inclut déjà celle du transport. Les deux ne se cumulent pas. La CRE estime par ailleurs que cette hausse induit environ + 1 % TTC sur les tarifs réglementés de vente.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

Le TURPE est identique chez tous les fournisseurs : il ne se négocie pas, et aucune offre ne peut vous l'éviter. Sa hausse arrive donc sur votre facture quelle que soit votre signature. Ce qui reste négociable, c'est la fourniture, et ce qui reste ajustable, c'est votre puissance souscrite, qui commande une part du TURPE. Une puissance surdimensionnée se paie tous les mois, sans rien apporter.

Les mots de cet article

Acheminement — Le transport et la distribution de l'énergie jusqu'à votre site par les réseaux publics, à des tarifs fixés par la CRE et identiques chez tous les fournisseurs : le TURPE pour l'électricité, l'ATRD et l'ATRT pour le gaz. La part acheminement forme souvent un bloc distinct sur la facture ; en gaz, elle peut aussi figurer sous « Fourniture », dans des lignes comme « Acheminement et stockage ».

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Enedis — Le principal gestionnaire du réseau public de distribution d'électricité (environ 95 % du réseau en métropole continentale). Il raccorde les sites, relève les compteurs et dépanne, quel que soit votre fournisseur. Son tarif, le TURPE, vous est facturé par votre fournisseur dans la part acheminement ; en cas de panne, il répond au 09 726 750 suivi des deux chiffres de votre département.

Un méthanier à quai devant les réservoirs d'un terminal, bras de déchargement en place, sous un ciel orange profond.
Chaque cargaison déchargée dans un terminal français est achetée sur le marché mondial, au prix du jour : quand il redescend, le repère suit.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz11 mai 2026 · CRE

Prix repère du gaz : − 4,8 % au 1er juin

− 4,8 % au 1er juin, à 152,86 €/MWh TTC : le marché redescend après le pic provoqué par le conflit au Moyen-Orient.

Le prix repère de vente de gaz baisse de 4,8 % TTC au 1er juin, à 152,86 €/MWh TTC contre 160,54 €/MWh TTC au 1er mai. La CRE évalue l'impact à − 1,26 € TTC en moyenne sur la facture de juin pour les offres indexées sur ce repère.

La cause est explicitement donnée par le régulateur : les prix des marchés du gaz ont baissé en avril par rapport à mars, mois pendant lequel ils avaient fortement augmenté en raison du conflit au Moyen-Orient. Seule la part approvisionnement évolue ce mois-ci.

C'est un rappel utile après la hausse de 15,4 % du mois précédent : le repère bouge dans les deux sens, et un mouvement brutal se corrige souvent en partie. Ce qui ne se corrige pas, c'est un prix signé au mauvais moment.

D'après CRE

Note AdviceFavorable

Une baisse mensuelle n'est pas un signal d'achat, pas plus qu'une hausse n'est un signal d'attente, et personne ne peut vous dire lequel des deux mois sera le bon. Ce qui se maîtrise, c'est la fenêtre : savoir plusieurs mois à l'avance quand votre prix devra être figé laisse le temps de comparer plusieurs offres sur plusieurs semaines, au lieu d'une seule, le dernier jour.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Un poids lourd électrique à remorque frigorifique sur une route de campagne au coucher du soleil, une borne de recharge en bord de route.
Les flottes professionnelles sont les premières visées par le plan : électrifier un camion, c'est aussi signer un contrat d'électricité plus long.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité23 avril 2026 · economie.gouv.fr

Plan d'électrification : 22 mesures pour les professionnels

Vingt-deux mesures pour électrifier l'économie. La dernière ouvre aux entreprises des contrats d'électricité de 8 à 10 ans.

Le 23 avril 2026, le ministre de l'Économie et des Finances et plusieurs membres du Gouvernement ont présenté le plan d'électrification des usages : 22 mesures, dans la continuité de la PPE 3. Le constat de départ est géopolitique, la guerre au Proche et au Moyen-Orient a mis en évidence la dépendance de l'économie française aux importations de pétrole et de gaz, qui représentent encore 58 % de la consommation finale d'énergie.

Huit mesures visent directement les entreprises. Côté transport : soutien renforcé à l'achat de véhicules utilitaires légers électriques (mesure 11) et de poids lourds électriques (mesure 12), planification des bornes sur le réseau routier national (mesure 14). Côté production : soutien à l'électrification des artisans (15), des engins de chantier (16), des engins agricoles (17), des serres maraîchères et horticoles (18), et des grands sites industriels (21).

Deux mesures transversales méritent l'attention d'un dirigeant. La mesure 2 vise à faciliter l'accès au réseau électrique, sujet directement lié au barème de raccordement du 28 octobre. Et la mesure 22 propose aux entreprises de nouveaux contrats d'électricité de long terme, de 8 à 10 ans. La mesure 8 va dans l'autre sens pour le gaz : limiter les nouveaux raccordements pour les bâtiments.

D'après economie.gouv.fr

Note AdviceFavorable

Les contrats de long terme annoncés par la mesure 22 ne sont pas encore un produit disponible : c'est une orientation gouvernementale, pas une offre à souscrire, et nous ne la présenterons pas autrement. Ce qui est actionnable dès maintenant, c'est la cohérence de calendrier : si un projet d'électrification est à l'étude chez vous, le raccordement, la puissance souscrite et l'échéance du contrat se décident ensemble, pas dans trois dossiers séparés.

Les mots de cet article

Puissance souscrite / puissance atteinte — La puissance souscrite est le maximum, en kVA, que votre contrat vous autorise à appeler. La puissance atteinte est le maximum réellement appelé : au-delà de 36 kVA, la facture les indique en général côte à côte, plage par plage. Trop haute, la puissance souscrite alourdit chaque mois la part fixe de la facture ; trop basse, elle fait disjoncter le compteur jusqu'à 36 kVA et entraîne des dépassements facturés au-delà.

Une conduite de gaz jaune au fond d'une tranchée ouverte dans une rue de village, chantier à l'arrêt sous le soleil couchant.
Entretenir, renouveler et sécuriser le réseau de distribution : c'est ce que finance le tarif ATRD, désormais le même dans toute la France.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz20 avril 2026 · CRE

Acheminement du gaz : + 5,87 % au 1er juillet (ATRD7)

Le tarif de distribution du gaz augmente de 5,87 % au 1er juillet, avec l'entrée en vigueur de la péréquation nationale.

La CRE a publié le 20 avril l'évolution annuelle du tarif péréqué d'utilisation des réseaux publics de distribution de gaz de GRDF, dit ATRD7 : + 5,87 % en moyenne au 1er juillet 2026. Le régulateur évalue l'impact sur la facture TTC des consommateurs résidentiels à environ + 1,5 % en moyenne, indépendamment de l'évolution du prix du gaz lui-même.

Le calcul combine l'indice des prix à la consommation (+ 1,3 %), sa correction pour l'année précédente (− 0,91 %), un facteur d'évolution annuel de + 1,91 % par an qui représente la baisse prévue de la consommation de gaz, et un coefficient d'apurement plafonné à + 3 %. Ce plafonnement résulte principalement de recettes tarifaires inférieures aux prévisions, à hauteur de 245,2 M€, et de charges liées au règlement européen sur les émissions de méthane, à hauteur de 12,3 M€.

Cette année exclusivement s'ajoutent 21,4 M€ au titre de la péréquation nationale des tarifs de distribution, introduite par la loi de finances pour 2026, soit + 0,57 % sur le tarif. À compter du 1er juillet, une grille nationale commune s'applique aussi aux entreprises locales de distribution, qui versent ou perçoivent de GRDF des montants de compensation.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

Un site raccordé au gaz paie cette hausse quel que soit son fournisseur : la distribution est une part réglementée. La conséquence pratique tient à la lecture de votre prochaine facture, une augmentation constatée en juillet n'est pas forcément le fait de votre fournisseur, et reprocher à une offre ce qui relève de l'ATRD7 fait perdre du temps. La bonne question reste : que paie-t-on sur la seule part négociable ?

Les mots de cet article

Acheminement — Le transport et la distribution de l'énergie jusqu'à votre site par les réseaux publics, à des tarifs fixés par la CRE et identiques chez tous les fournisseurs : le TURPE pour l'électricité, l'ATRD et l'ATRT pour le gaz. La part acheminement forme souvent un bloc distinct sur la facture ; en gaz, elle peut aussi figurer sous « Fourniture », dans des lignes comme « Acheminement et stockage ».

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

GRDF — Le gestionnaire du réseau public de distribution de gaz qui dessert 96 % des utilisateurs en métropole, les autres relevant d'entreprises locales. Il achemine le gaz jusqu'à votre compteur, le relève et intervient en urgence au 0 800 47 33 33, quel que soit votre fournisseur. Son tarif, l'ATRD, est compris dans la part acheminement ; depuis le 1er juillet 2026, la même grille s'applique chez la plupart des distributeurs locaux.

Un détroit étroit entre deux côtes désertiques au coucher du soleil, une file de méthaniers et de pétroliers sur l'eau.
Le détroit d'Ormuz, passage obligé d'une grande part du GNL mondial : quelques dizaines de kilomètres de mer qui pèsent sur une facture française.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz8 avril 2026 · CRE

Guerre en Iran : le prix repère du gaz bondit de 15,4 %

Le régulateur attribue lui-même la hausse de 15,4 % du 1er mai à la guerre : les marchés du gaz ont ponctuellement doublé.

Le 8 avril, la CRE a publié un communiqué dont le titre porte la cause : conséquence de la guerre en Iran, le prix repère de vente de gaz augmente de 15,4 % TTC au 1er mai 2026, à 160,54 €/MWh TTC contre 139,12 €/MWh TTC au 1er avril. L'impact est évalué à + 6,19 € TTC en moyenne sur la facture de mai pour les offres indexées.

Le régulateur précise que les prix sur les marchés du gaz ont ponctuellement doublé sur la période, du fait de la crise au Moyen-Orient. Seule la part approvisionnement évolue au 1er mai : la géopolitique arrive sur la facture par la molécule, pas par les réseaux.

La CRE note que la hausse intervient au printemps, période où le chauffage pèse moins, ce qui en atténue l'effet. C'est un élément de calendrier, pas un élément de prix : le même choc en décembre n'aurait pas eu le même coût.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

C'est le fait qui justifie à lui seul de regarder la date d'échéance d'un contrat comme une donnée stratégique. Aucun courtier ne voit venir une guerre. Ce qui se prépare, en revanche, c'est de ne pas être obligé de signer le mois où elle éclate, et cela se décide dès maintenant, pas le trimestre du renouvellement.

Les mots de cet article

MWh — 1 MWh = 1 000 kWh — l'ordre de grandeur d'un mois d'électricité d'un petit commerce. C'est l'unité des prix de gros (€/MWh).

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Des éoliennes en mer alignées au large d'une falaise, en contre-jour sur une mer orange et argent.
La PPE 3 vise 15 GW d'éolien en mer en service en 2035, et des fossiles ramenés de 58 % à 40 % de la consommation finale dès 2030.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Électricité13 février 2026 · economie.gouv.fr

PPE 3 : la feuille de route énergétique 2026-2035

La feuille de route énergétique de la France pour 2026-2035 est publiée. Objectif : ramener les fossiles de 58 % à 40 % de la consommation finale d'ici 2030.

Le 13 février 2026, le Gouvernement a publié la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, qui fixe la politique énergétique de la France sur la période 2026-2035, et son annexe consacrée aux mobilités propres. Chaque programmation porte sur deux périodes successives de cinq ans.

Les objectifs chiffrés du volet électrique : un programme de construction de nouveaux réacteurs EPR2 et un redressement de la disponibilité du parc existant pour atteindre 380 TWh par an ; 15 GW d'éolien en mer mis en service en 2035 ; le maintien du rythme de + 1,3 GW par an pour l'éolien terrestre ; une puissance photovoltaïque multipliée par trois à l'horizon 2035 ; et + 2,8 GW d'hydroélectricité, stations de transfert d'énergie par pompage comprises.

Côté non électrique, la PPE 3 vise jusqu'à 8 GW d'électrolyseurs en 2035, une production de biométhane multipliée par six, et des réseaux de chaleur dont l'énergie fournie doublerait ou triplerait d'ici 2035, avec 80 % d'énergies renouvelables et de récupération. Elle place l'électrification des usages comme priorité, en insistant sur l'industrie, la mobilité et la chaleur.

D'après economie.gouv.fr

Note AdviceNeutre

Une programmation ne change pas votre facture du mois prochain : c'est le cadre de long terme du marché sur lequel votre entreprise achète son énergie, et nous le présentons comme tel. Ce qu'elle annonce concrètement, c'est une électricité qui reste le pari public français, et un gaz dont la place se réduit, deux éléments à garder en tête au moment d'arbitrer la durée d'un engagement.

Les mots de cet article

GW — 1 GW (gigawatt) ≈ la puissance d'un réacteur nucléaire. La France appelle entre ~32 GW (nuit d'été) et ~90 GW et plus (pointe des grands froids).

TWh — 1 TWh (térawattheure) = 1 milliard de kWh. La France consomme de l'ordre de 450 TWh d'électricité par an.

Un poste du réseau de transport de gaz en bordure de champ, conduites jaunes et vannes rouges, sous le soleil couchant.
Un poste du réseau de transport : NaTran, qui l'exploite, est l'ancien GRTgaz. Le tarif ATRT paie ces ouvrages et les stockages qui y sont raccordés.Illustration ADVICE ENERGY, générée par IA · image de synthèse

Gaz8 janvier 2026 · CRE

Transport du gaz : + 3,41 % au 1er avril (ATRT8)

Le tarif de transport du gaz augmente de 3,41 % au 1er avril, et les revenus autorisés des stockages sont revus.

La CRE a publié le 8 janvier deux délibérations : l'évolution annuelle du tarif d'utilisation des réseaux de transport de gaz de NaTran et Teréga, dit ATRT8, et les revenus autorisés des infrastructures de stockage souterrain de Storengy, Teréga et Géométhane pour 2026. Les termes tarifaires du transport augmentent de 3,41 % au 1er avril ; seules les évolutions aux points d'interconnexion entrent en vigueur le 1er octobre.

Côté stockage, le revenu autorisé de Storengy augmente de 4,3 % par rapport à 2025, celui de Teréga baisse de 0,3 % et celui de Géométhane de 1,5 %. Ces évolutions tiennent compte des charges supplémentaires induites par le règlement européen sur la réduction des émissions de méthane dans le secteur de l'énergie.

La CRE chiffre l'effet combiné : transport et stockage devraient induire, toutes choses égales par ailleurs, une hausse de l'ordre de 0,3 % du prix repère de vente de gaz TTC au 1er avril 2026.

D'après CRE

Note AdviceDéfavorable

Transport et distribution sont les deux parts réglementées de votre facture de gaz : identiques chez tous les fournisseurs, elles ne se négocient pas. Seule la fourniture se négocie. Savoir laquelle de ces trois lignes a bougé, et de combien, est la première chose à établir avant de reprocher quoi que ce soit à une offre, ou avant d'en changer.

Les mots de cet article

CRE — Commission de régulation de l'énergie : l'autorité administrative indépendante qui encadre les marchés et les réseaux d'électricité et de gaz en France. Elle fixe les tarifs des réseaux (dont le TURPE et l'ATRD), qui forment la part acheminement de votre facture, et propose au gouvernement les tarifs réglementés de vente d'électricité. Elle publie aussi chaque mois un prix repère du gaz, destiné aux particuliers.

Les repères du marché

Les faits datés que nous suivons pour lire les courbes des salles de marché : décision du régulateur, texte officiel, publication de référence. Une ligne, une date, un lien — ce sont des repères, pas des articles.

  1. Gaz1 juillet 2026Infrastructures gazières à 2050 : la CRE chiffre l'effet sur le tarif de réseau Selon les scénarios retenus par la CRE, le tarif moyen de distribution évoluerait de + 0,2 % à + 3,5 % par an hors inflation jusqu'en 2050. C'est la part acheminement de la facture de gaz, celle qui ne se négocie pas.
  2. Gaz14 novembre 2025Prix repère du gaz : nouvelle méthode de calcul au 1er janvier 2026 La composante risque passe à des modélisations stochastiques et une composante certificats de production de biogaz entre dans le calcul. C'est ce repère que nous mettons en face de chaque offre de gaz reçue.
  3. Électricité30 septembre 2025Fin de l'ARENH : la CRE chiffre le nucléaire historique à 60,3 €/MWh L'ARENH s'arrête le 31 décembre 2025. À partir de 2026 les fournisseurs s'approvisionnent sur les marchés, et ce coût complet sert de référence au versement nucléaire universel.
  4. Gaz21 mai 2025Acheminement du gaz : + 6,1 % au 1er juillet 2025 sur la part distribution La CRE chiffre l'effet à environ + 1,4 % sur la facture TTC d'un client résidentiel. La distribution est réglementée, identique chez tous les fournisseurs.
  5. Électricité20 mars 2025TURPE 7 : le tarif d'acheminement fixé pour quatre ans au 1er août 2025 L'acheminement est fixé par le régulateur pour quatre ans, identique chez tous les fournisseurs : cette part ne se négocie pas, seule la fourniture se négocie.
  6. Électricité16 janvier 2025Tarif réglementé de l'électricité : − 15 % au 1er février 2025 Le repère public de l'électricité passe de 281 à 239 €/MWh TTC. La CRE rattache cette baisse à des prix de marché en fort déclin après la crise.
  7. Électricité29 novembre 2024Dernier guichet ARENH : le dispositif prend fin au 31 décembre 2025 La CRE relève 135,04 TWh demandés par 107 fournisseurs pour 2025 et précise qu'il s'agit du dernier guichet ARENH. À partir de 2026, cette part d'électricité nucléaire à prix régulé ne figure plus dans les offres : la structure des prix proposés aux entreprises change, et c'est une échéance à regarder avant de signer un contrat long.
  8. Électricité30 juillet 2024Électricité : le prix spot revient à 46 €/MWh au premier semestre 2024 RTE relève un prix spot moyen de 46 €/MWh sur le semestre, un niveau qu'il décrit comme celui d'avant crise, et 233 pas horaires à prix négatif contre 53 un an plus tôt. C'est la référence de marché sur laquelle se sont construites les offres de l'été 2024.
  9. Gaz10 juin 2024Prix repère du gaz : + 11,7 % pour juillet 2024, à 129,2 €/MWh TTC Le repère mensuel de la CRE remonte de 11,7 % pour juillet 2024. La CRE rattache une partie de ce mouvement à la hausse des prix de gros du gaz constatée les semaines précédentes. C'est ce repère que nous mettons en face de chaque offre reçue.
  10. Électricité7 février 2024Bilan électrique RTE 2023 : le prix spot moyen passe de 276 à 97 €/MWh RTE relève un prix spot moyen de 97 €/MWh en 2023 contre 276 €/MWh en 2022. Pour une entreprise dont le contrat arrivait à échéance, les offres reçues se construisaient désormais sur ce niveau de marché, et non plus sur celui de 2022.
  11. Gaz2 février 2024Distribution du gaz : le tarif GRDF fixé pour quatre ans, + 27,5 % au 1er juillet La CRE arrête le tarif de distribution de GRDF pour environ quatre ans à compter du 1er juillet 2024, avec une hausse moyenne des termes tarifaires de 27,5 %. Cette part est réglementée, identique chez tous les fournisseurs : elle ne se négocie pas.
  12. Électricité25 janvier 2024Accise sur l'électricité : 20,5 €/MWh pour les entreprises au 1er février Depuis le 1er février 2024, l'accise sur l'électricité est fixée à 20,5 €/MWh pour les entreprises. Cette taxe est la même chez tous les fournisseurs : elle ne se négocie pas, seule la part fourniture se négocie.
  13. Électricité6 novembre 2023RTE : risque faible sur l'approvisionnement électrique pour l'hiver 2023-2024 Le gestionnaire du réseau de transport annonce un risque faible pour l'hiver, avec un parc nucléaire plus disponible qu'un an plus tôt (jusqu'à 50 GW en janvier 2024, soit 6 GW de plus qu'en janvier 2023). C'est la toile de fond des offres reçues pour l'hiver.
  14. Gaz18 août 2023Stockages de gaz européens remplis à 90 % avant l'échéance du 1er novembre L'Europe aborde l'hiver avec des stocks pleins environ deux mois et demi avant la date limite fixée par le règlement européen. C'est le contexte d'approvisionnement dans lequel se négocient les offres de gaz de l'automne.
  15. Électricité7 juin 2023Acheminement de l'électricité : + 6,51 % en distribution au 1er août 2023 Le TURPE monte de 6,51 % en distribution et de 6,69 % en transport. Cette part est réglementée, identique chez tous les fournisseurs : elle ne se négocie pas.
  16. Gaz16 mai 2023Distribution du gaz : les tarifs GRDF augmentent de 4,30 % au 1er juillet Le tarif de distribution GRDF est fixé par la CRE et se retrouve à l'identique chez tous les fournisseurs : il ne se négocie pas, seule la part fourniture se négocie.
  17. Électricité14 mars 2023Bruxelles propose de réformer le marché européen de l'électricité La Commission vise des factures moins dépendantes du prix des combustibles fossiles et une meilleure protection des consommateurs. C'est une proposition : rien ne change sur un contrat en cours à cette date.
  18. Électricité16 janvier 2023Amortisseur électricité : le ministère détaille l'aide aux TPE et aux PME L'État prend en charge une part de la facture d'électricité des entreprises éligibles (moins de 10 salariés pour les TPE, moins de 250 pour les PME). L'aide passe par le fournisseur, elle se vérifie ligne par ligne sur la facture.
  19. Gaz22 décembre 2022Gaz : l'UE adopte un mécanisme de correction déclenché à 180 €/MWh Le règlement (UE) 2022/2578 est adopté le 22 décembre 2022. Le mécanisme se déclenche lorsque le prix du gaz TTF dépasse 180 euros par MWh pendant trois jours ouvrables et dépasse de 35 euros le prix de référence calculé par l'ACER. Il s'applique à partir du 1er février 2023, sur le marché de gros à partir duquel les offres de gaz des fournisseurs sont construites.
  20. Électricité13 décembre 2022Prix de gros de l'électricité : la CRE publie son analyse pour l'hiver Le régulateur indique n'avoir pas connaissance de comportements susceptibles d'être qualifiés d'abus de marché au titre du règlement REMIT, et rattache lui-même les niveaux de prix atteints à la couverture des risques liés aux activités physiques des acteurs. C'est la lecture officielle des prix que votre entreprise voit alors sur ses offres d'hiver.
  21. Gaz22 novembre 2022Gaz : Bruxelles propose un mécanisme automatique contre les prix excessifs La Commission européenne propose un instrument temporaire et ciblé qui interviendrait automatiquement sur les marchés du gaz en cas de hausses extrêmes. À cette date il s'agit d'une proposition et non d'une règle applicable : rien ne change encore sur les offres reçues par une entreprise.
  22. Électricité27 octobre 2022Amortisseur électricité : 50 % du surcoût pris en charge au-delà de 325 €/MWh L'État annonce un « amortisseur électricité » qui prend en charge 50 % du surcoût au-delà d'un prix de référence de 325 euros par MWh, pour les TPE qui ne bénéficient pas du bouclier tarifaire, les PME et toutes les collectivités publiques. Le dispositif vise l'année 2023 : une entreprise éligible dont le contrat a été signé à un niveau élevé voit une partie de ce surcoût prise en charge, selon les conditions fixées par les textes d'application.
  23. Élec et gaz6 octobre 2022Plan de sobriété énergétique : 10 % de consommation en moins visés sur deux ans Le plan de sobriété énergétique est présenté le 6 octobre 2022, avec un objectif de réduire de 10 % les consommations énergétiques au niveau national sur les deux années suivantes, et un volet consacré aux entreprises. Le volume consommé devient un sujet de gestion à part entière, à côté du prix inscrit au contrat.
  24. Électricité12 septembre 2022Électricité : RTE place l'approvisionnement d'hiver sous vigilance jusqu'en 2024 Le gestionnaire du réseau de transport présente ses perspectives pour l'hiver 2022-2023 lors d'une conférence de presse le 14 septembre, et indique avoir placé la sécurité d'approvisionnement en électricité en hiver sous vigilance particulière jusqu'en 2024. Pour une entreprise dont le contrat arrive à échéance à cette période, la question de l'approvisionnement s'ajoute à celle du prix inscrit sur l'offre.
  25. Gaz5 août 2022Gaz : l'Union européenne vise 15 % de consommation en moins jusqu'en mars 2023 Le règlement (UE) 2022/1369 du Conseil demande aux États membres de réduire leur consommation de gaz d'au moins 15 % entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023, par rapport à leur consommation moyenne des cinq années précédentes. La réduction devient obligatoire en cas d'alerte de l'Union : le volume consommé entre dans le champ réglementaire, à côté du prix négocié.
  26. Électricité26 juillet 2022Électricité : le produit annuel 2023 bondit de 58 % en moins d'un mois La CRE relève que le produit annuel 2023 passe de 289,5 à 458,5 euros par MWh entre le 13 juin et le 8 juillet 2022, soit 58 % de hausse, et interroge les acteurs de marché sur leurs stratégies et leurs anticipations. Elle rattache elle-même ces niveaux à la crainte de pénuries de gaz en Europe et à la corrosion sous contrainte découverte fin 2021 sur le parc nucléaire : une entreprise qui renouvelle son contrat à ce moment voit son prix se former sur ces niveaux.
  27. Électricité21 juillet 2022L'ASN prolonge la modification temporaire des rejets thermiques de quatre centrales L'ASN a adopté le 21 juillet 2022 une décision prolongeant jusqu'au 7 août 2022 l'encadrement temporaire des rejets thermiques des centrales de Golfech, Saint-Alban, Blayais et Bugey, dans une situation climatique et hydraulique qualifiée d'exceptionnelle, RTE ayant identifié le besoin de maintenir ces sites à un niveau minimum de production. Pour une entreprise qui achète son électricité, c'est un rappel que la production disponible cet été-là dépend aussi de la température des cours d'eau.
  28. Électricité19 juillet 2022L'État annonce une offre publique d'achat simplifiée sur le capital d'EDF Le 19 juillet 2022, l'État annonce une offre publique d'achat simplifiée sur les 15,9 % du capital d'EDF qu'il ne détient pas, au prix de 12 euros par action, soit environ 9,7 milliards d'euros, avec l'objectif de retirer la société de la cote. C'est l'actionnariat d'EDF qui change, pas le prix inscrit sur le contrat d'une entreprise.
  29. Gaz29 juin 2022Stockages de gaz : l'UE impose 80 % de remplissage au 1er novembre 2022 Le règlement impose à chaque État membre d'atteindre 80 % de remplissage de la capacité agrégée de ses stockages souterrains au 1er novembre 2022, puis 90 % au 1er novembre des années suivantes. C'est le niveau de sécurité d'approvisionnement affiché pour l'hiver pendant lequel une entreprise négocie alors son contrat de gaz.
  30. Élec et gaz18 mai 2022REPowerEU : 210 milliards d'euros pour réduire la dépendance aux fossiles russes La Commission chiffre le plan à 210 milliards d'euros d'investissements supplémentaires d'ici à 2027 et propose de relever de 9 % à 13 % l'objectif d'efficacité énergétique et de porter de 40 % à 45 % celui des renouvelables pour 2030. Pour une entreprise, c'est le cadre européen des mesures des années suivantes.
  31. Électricité11 mars 2022ARENH : le plafond rehaussé de 20 TWh à titre exceptionnel pour l'année 2022 Le décret n° 2022-342 du 11 mars 2022 fixe l'attribution d'un volume additionnel d'électricité nucléaire historique, le plafond de l'ARENH étant rehaussé de 20 TWh à titre exceptionnel pour 2022, avec une période de livraison complémentaire à compter du 1er avril 2022. Cette part régulée entre dans la construction des offres faites alors aux entreprises.
  32. Élec et gaz25 février 2022Sanctions de l'UE : interdiction d'exporter vers la Russie des biens pour raffineries Le règlement (UE) 2022/328 du 25 février 2022 interdit la vente, la fourniture, le transfert et l'exportation vers la Russie de biens et technologies destinés aux raffineries de pétrole. C'est le cadre de sanctions dans lequel une entreprise reçoit alors ses offres de fourniture.
  33. Électricité31 janvier 2022Électricité : hausse du tarif réglementé limitée à 4 % TTC au 1er février 2022 Le communiqué chiffre à + 44,5 % HT, soit + 35,4 % TTC, la hausse qui se serait appliquée aux tarifs bleus résidentiels sans cette mesure. Le gouvernement annonce aussi 20 TWh d'ARENH supplémentaires livrés en 2022, « afin que l'ensemble des consommateurs bénéficie de la compétitivité du parc électronucléaire français ». Moins d'un mois avant l'invasion de l'Ukraine, la tension sur les prix est déjà à ce niveau.
  34. Électricité15 décembre 2021Nucléaire : corrosion sous contrainte détectée, des réacteurs à l'arrêt Le 15 décembre 2021, EDF informe l'Autorité de sûreté nucléaire que les expertises menées sur le réacteur 1 de Civaux révèlent une fissuration due à un phénomène inattendu de corrosion sous contrainte. EDF a également mis à l'arrêt les deux autres réacteurs de 1450 MWe, à Chooz, pour des contrôles complémentaires. Pour une entreprise qui achète son électricité, la disponibilité du parc de production devient une donnée à suivre, au même titre que le prix inscrit sur une offre.
  35. Gaz23 octobre 2021Le décret du 23 octobre 2021 gèle le tarif réglementé du gaz jusqu'en juin Le décret fixe les barèmes d'Engie du 1er novembre 2021 au 30 juin 2022 au niveau du barème du 1er octobre 2021, en visant « l'augmentation exceptionnelle des cotations du gaz naturel sur les marchés de gros constatée sur les trois derniers mois ». C'est l'État qui constate la flambée, quatre mois avant la guerre. Le gel porte sur le tarif réglementé, pas sur les offres de marché que signe une entreprise.
  36. Gaz27 septembre 2021Gaz : le tarif réglementé augmente de 12,6 % TTC au 1er octobre 2021 Le régulateur attribue lui-même cette évolution au prix du gaz sur le marché mondial, et rappelle que la France importe 99 % du gaz qu'elle consomme. Nous sommes cinq mois avant l'invasion de l'Ukraine : une entreprise qui renouvelait son contrat à l'automne 2021 négociait déjà sur un marché en forte hausse.